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Pigeon de Chair

L'utilisation du Pigeon pour la consommation humaine reste assez limitée. En effet, on n'utilise pas ses plumes comme avec le canard, ni sa peau comme le lapin. Certes, on peut vendre des pigeons reproducteurs et des jeunes mais au final, le principale produit du Pigeon reste sa chair.

Oui, je sais, pour un site ayant pour but de promouvoir le Pigeon, parler de lui en tant que dîner est un peu malvenu mais inévitable ! Il faut bien avoir conscience que, dans de grands élevages, les jeunes qui ne sont pas vendus sont sacrifiés car on ne peut tous les conserver.

Toutes les races de Pigeons peuvent servir à notre consommation mais il en existe certaines sélectionnées dans cet unique but. Il faut savoir aussi, mis à part le Texan, le King et le Carneau, les races que je vais vous présenter ensuite ne sont pas reconnues en tant que "races" à part entière, c'est-à-dire susceptibles de posséder leur propre standard et participer aux expos.

D'une manière générale, il faut savoir que la plupart des Pigeons de chair ont un plumage blanc. L'explication est simple : une fois plumé, les petites plumes restant sur un pigeon blanc sont moins visibles que sur un aynt une couleur plus sombre... Question esthétisme en somme....

 LES RACES SPECIFIQUES 

LE TEXAN

Sans doute le plus connu de tous les Pigeons de Chair. C'est une race américaine, créée dans les année 50 par un mélange de Mondain et de King et qui n'est reconnue qu'en 1961. Le Texan est autosexable (voir Lexique) et est très facile à élever. C'est d'ailleurs une des races qu'on peut conseiller à un débutant. Ils sont aussi très productifs puisqu'un couple élève, en moyenne, 12 petits par an.

 

LE KING

Encore une race américaine qui existe en 3,5 variétés... Tout d'abord, le "Silver King" qui se traduit par King argenté mais qui est brun ! Puis, vient le King autosexable et enfin le King blanc qui existe en 2 types (d'où le ",5" ) qui sont le type de chair, utilisé exclusivement pour cet usage et le type d'exposition. Il a été créé à partir de 4 races : Romagnol, Homer, Romain et Poule Maltais. Le 1er standard du King est publié en 1915.

 

LE CARNEAU

Autrefois appelé "Carniau" ou "Cainiau", il est une race française, et plus précisément, originaire du Nord du pays. On le décrit officiellement pour la première fois en 1891 ! On pense que le nom Carneau vient du latin carnis qui signifie chair ; on retrouve bien ici son utilisation initiale. Vers 1900, les américains (encore eux) créent le Carneau blanc de type "industriel" qui sera élevé lui aussi uniquement pour la consommation. Parallèlement aux américans, Mme FRANCQUEVILLE créé un Carneau blanc de type "exposition" en croisant des Carneaux rouges ou jaunes avec du Culbutant de Cologne blanc. Leurs yeux sont de couleur rouge orangé, ce qui les distingue du type industriel qui a l'oeil de vesce (voir aussi Lexique)

 

LE HUBBELL

Il a été mis au point par un docteur américain du même nom. On en trouve de plusieurs couleurs. Ce Pigeon possède un gène particulier appelé le "double breast", ce qui veut dire "double poitrine" ; qualité indéniable pour un Pigeon de chair. Les Hubbells sont généralement calmes et hyper prolifiques : 15 à 17 petits par an ! Ils sont par extension de très bons nourriciers et peuvent bien s'occuper de 3 jeunes (voire 4 mais je ne le conseille pas afin de ne pas fatiguer les parents, sauf cas exceptionnel). Autre particularité du Hubbell : le maintien de la masse des jeunes lorsqu'ils quittent le nid, là où la plupart des autres pigeonneaux des autres races perdent un peu de poids du fait du sevrage. Il n'est pas rare de trouver des jeunes aussi, voire plus lourds que leurs parents !

[photo Hubbell]

LE MELBRUN

C'est une race française créée par M. André ORIOL dans les années 80 par le croisement de Carneau, de Silver King et de Hubbel. C'est un pigeon de couleur Brun barré qui a été sélectionné uniquement sur des critères de rendement : prolificité, résistance aux maladies, pectoraux très développés.

 

 

 LE SACRIFICE

Faire vite sans faire souffrir. Telle est la devise d'un éleveur qui sacrifie ses oiseaux... Plusieurs méthodes sont possibles ; la bonne est fonction de chacun.

Je pense que la force physique est importante car sinon, on risque de râter son coup et là, bonjour le drame !!

En 1er lieu, on rencontre souvent la technique de la rotation-élongation qui consiste à tenir le pigeon d'une main et de l'autre, de tirer et tourner en même le cou de l'oiseau jusqu'à ce que ses nerfs se calment. On a aussi le saignement, souvent utilisé pour les pigeons destinés à la vente. Puis, on citera l'étouffement où, comme son nom l'indique, il s'agit de serrer l'oiseau dans ses mains jusqu'à ce que mort s'en suive. Il existe des appareils électriques produsant une décharge qui assomme le pigeon. Enfin, carrément le coup de bâton, où il s'agit de viser bien et fort pour tuer le pigeon sur le coup !

Une fois l'oiseau mort, il est plus qu'indiqué de le conserver au moins 24 heures (voire 48) tel quel au frigo afin de rassir la viande au minimum. Ensuite, il faut bien sûr les plumer, les vider et les flamber.

Personnellement, je n'ai dû tuer moi-même de pigeons que 2 fois (et il s'agissait de pigeonneaux au nid). Sinon, c'était mon cher mon Papa qui avait toujours la gentillesse de s'aquitter de cette corvée.

Certains plument les pigeons "à sec", c'est-à-dire directement, d'autres, comme moi, les plument mouillés, trempés dans de l'eau chaude. Les plumes glissent moins ainsi.

J'ai de très bons souvenirs de jeunesse où mon père, mon frère et moi nous amusions à battre des records de plumage de pigeons ! Ma mère se chargeait de les vider et les flamber. Dorénavant, je me charge de tout.

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